Larves d’Anthrène

Larves d’Anthrène

Description & Mode de vie
Les anthrènes sont de petits coléoptères (1,5 à 3,5 mm), plus ou moins cosmopolites, qui relèvent des Dermestidae, Famille représentée en France par une cinquantaine d’espèces. Beaucoup sont nuisibles, et outre les Anthrènes en question on citera les Dermestes, ou encore leurs cousins les Attagènes.

Ce coléoptère a pour origine les pays subtropicaux. On le retrouve dans des grandes agglomérations cosmopolites avec une préférence pour les pays chauds. Ayant la capacité de digérer la kératine (protéine synthétisée par l’organisme et constitive de la peau, des ongles, des cheveux, des plumes et des cornes), il se nourrit de produits d’origine animale et végétale. Cet insecte est un parasite envahissant les entrepôts, les maisons, les musées et partout où il peut trouver sa nourriture. C’est le plus nuisible des insectes des textiles. Dans les pays non tropicaux, sa présence est assurée grâce au chauffage central qui lui permet de se reproduire sans contrainte. Dans les appartements, on les retrouve dans les colonnes de cheminées, dans les tapis et ou dans les objets de collections exotiques mal protégés.

Les Anthrènes adultes sont globuleuses, et zébrées avec des rayures brunâtres, ocracées, ou grisâtres, d’où une allure de minuscule coccinelle. En france on en croise une dizaine d’espèces, dont les plus répandues sont l’anthrène des musées (Anthrenus museorum), l’anthrène dite de mobilier ( Anthrenus flavipes), et l’Anthrène du bouillon blanc (Anthrenus verbasci) encore appelée Anthrène bigarrée des tapis.

Leur parfaite aptitude au vol facilite évidemment leur invasion, et leur nuisance. Cette dernière nuisance est également favorisée par la petite taille et la discrétion de ces nuisibles. Dans la nature les anthrènes adultes et leurs larves se développent dans les vieux nids (oiseaux, petits rongeurs, hyménoptères, chenilles) mais aussi dans les restes de cadavres desséchés où tout fait ventre (plumes, poils, peaux, chaires résiduelles). De là, elles envahissent les maisons et appartements par les cheminnées abandonnées ou tout autre mobilier hors d’usage mais conservé.

La larve d’Anthrènes
Très velues dès l’éclosion, et ressemblant à de petites chenilles, les larves d’anthrènes sont très voraces. Elles sont dotées de mandibules à toute épreuve. A l’aspect paradoxalement minuscules, parasitent et évoluent littéralement, à l’intérieur des insectes ou matières qu’elles attaquent. Leurs très petites et minuscules tailles ajoute à leur discrétion.

Leurs déjections et excréments forment une très fine et caractéristique “poussière”, aisément repérable et identifiable, pour un oeil averti et professionnel. Découverte à un stade précoce, c.a.d. en l’absence de dégâts apparents, cette production de poudres permet à coup sûr d’éviter le pire … sous réserve d’intervenir rapidement, un traitement adapté.

Comment s’en débarasser?
L’anthrène et ses larves prolifèrent aisément dans l’obscurité et peut couvrir une grande superficie de notre espace de vie. Ce mode d’infectation vend difficile et laborieux le contrôle de leurs populations. Lorsque vous constatez leurs présences, la première chose à faire est de faire un diagnostic approfondi, de trouver la source et de mettre en place des actions pour l’éliminer. Il faut ensuite procéder à l’aspiration régulière des locaux et, évidemment, se débarrasser des sacs d’aspirateur après le ménage.

BEN4D vous propose des insecticides adaptés et rémanente de plusieurs semaines. Compte tenu de l’objet infesté, d’autres moyens de luttes sont:

– Un traitement thermique (70°C) pour détruire les parasites.
– Un traitement par shampooing insecticide pour éliminer les œufs dans les textiles, les tapis et moquettes.
– Dans les cas majeurs, BEN4D vous propose un traitement atmosphérique dans les pièces contaminées.
– L’utilisation de pièges sans phéromones englués comme barrières entre les intérieurs d’habitations et le dehors.
– L’utilisation de pièges à phéromones englués est aussi proposée pour diminuer les populations.
– Les pièges à phéromones rentrent souvent dans les plans de luttes combinées avec d’autres techniques d’actions.
– En matière de gestion des espèces, ces pièges permettent de connaître le taux d’infestation et la provenance des insectes.

Au final, il vous faudra vigilance garder, car les récidives sont toujours possibles, et à leur début, il n’est pas évident de les repérer.